18 juin 2007

30 ans après… 30 años después… 30 years after…


L’émission française Envoyé Spécial consacrait jeudi soir un reportage sur l’avortement en France en 2007. Et là surprise! Surprise devant la difficulté qu’ont les françaises à se faire avorter aujourd’hui dans leur propre pays, à tel point que bon nombre d’entre elles choisissent des pays voisins lorsqu’elles souhaitent faire pratiquer une IVG. Etonnement face aux discours moralisateurs que leur assène le corps médical français, en particulier les médecins, alors que leur rôle est de conseiller, soutenir, pratiquer mais certes pas juger. Stupeur de savoir que le nombre d’avortement pratiqué chaque année en France n’est pas dû, pour la très grande majorité, à une négligence de la part des femmes, mais à la prescription par un praticien d’une méthode de contraception ne correspondant pas à sa patiente. La raison à cet échec, à ces discours d’un autre temps? L’une évidente : les futurs médecins, sur les huit ans minimum d’études nécessaires à leur formation, ne reçoivent qu’une heure (oui une heure!) de « cours » sur l’IVG et ne sont vraisemblablement pas mieux formés quant aux différentes méthodes de contraception. Inimaginable, inconcevable, je dois avouer ne pas m’être remise de l’info. La seconde raison est purement personnelle mais me paraît tout autant tomber sous le sens : les praticiens ne savent pas s’affranchir de leurs idéaux religieux ou moraux, ce qui n’est pas forcément répréhensible en soi, mais les empêche d’exercer pleinement la médecine en tant que telle. Et enfin, surprise ultime : la présence d’un lobby anti-IVG qui politise et remet en cause ce droit que possède chaque femme de pouvoir légalement choisir pour son corps. En 1975 la loi Veil légalisait l’IVG en France. Plus de 30 ans après les mentalités face à cet acte intime n’ont guère évolué, le regard posé sur les femmes l’ayant choisi restant peu ou prou identique à celui des années 70, autant de la part de la société comme de la médecine. Alors à nous de ne jamais oublier que ce qui a été difficilement acquis par ceux qui nous ont précédés ne l’est pas définitivement. A nous de ne pas omettre de le protéger avec autant de force que si ça n’était pas acquis. Au gouvernement à mener une véritable politique en la matière. En offrant une réelle formation en la matière à chaque médecin ou en suivant l’exemple des Pays Bas qui, par exemple, intègrent dans le système scolaire, et ce dès le plus jeune âge de l’enfant, une réelle éducation de la contraception. Bien sûr le gouvernement ne peut pas changer d’un coup les mentalités. Mais il peut fortement les faire évoluer. En modifiant, par exemple, la loi interdisant la publicité sur la contraception. Loi qui date de la fin de la première guerre mondiale et visait à l’époque à repeupler le pays. Mais la France a évolué depuis. Evoluons de concert…



El programa de tv francés Envoyé Spécial consagraba el pasada jueves un reportaje sobre el aborto en Francia en 2007. ¡Y allí sorpresa ! Sorepresa ante la dificuldad que tienen las francesas en poder abortar hoy en día en su propio país, tanto que muchas de ellas eligen países vecinos cuando desean practicar un aborto. Asombro ante los discursos moralizadores que les den el cuerpo médico francés, en particular los médicos, mientras que su papel es aconsejar, sostenar, practicar pero ciertamente no juzgar. Estupor de saber que el número de aborto practicado cada año en Francia se debe, para la gran mayoría, no a una negligencia de parte de las mujeres, pero a la prescripción por un médico de un método de contracepción que no corresponde a su paciente. ¿La razón de ste fracaso, de estos discursos de otro tiempo ? Una es evidente : los futuros médicos, sobre los ocho años mínimos de estudios necesarios para su formación, reciben solamente una hora (¡sí una hora !) de « curso » sobre el aborto y no parecen mejor formados en cuanto a los distintos métodos de contracepción. Inimaginable, inconcebible, estoy aún bajo la sorpresa de esta noticia. La segunda razón es puramente personal pero me parece tanto importante : los médicos no seban liberarse de sus ideales religiosos o morales, lo que no es reprensible en si mismo, sino que les impide ejercer plenamente la medicina como tal. Por fin, sorpresa última : la presencia de un grupo de presión anti aborto que politiza y pone en entredicho este derecho que posee cada mujer de poder legalmente eligir para su cuerpo. En 1975 la ley Veil legalizaba el aborto en Francia. Más de 30 años después las mentalidades ante este acto íntimo han apenas evolucionado, la mirada colocada sobre las mujeres que lo elegían eseando más o menos idéntico al de los años 70, tan de parte de la sociedad que de la medicina. Entonces a cada uno de nosotros de no olvidar que lo que ha sido adquirido difícilmente por los nos precedieron no lo es definitivamente. De no omitir protegerlo con tanta fuerza que si ya no estaba adquirido. Al gobierno tener una verdadera política sobre el tema. Ofreciendo una verdadera formación a cada médica o siguiendo el ejemplo de los Países Bajos que, por ejemplo, integran en el sistema escolar, y esto a todas las edades de los niños, una verdadera educación de la contracepción. Por supuesto el Gobierno no puede cambiar así a las mentalidades. Pero puede ayudar en su evolución. Modificando, por ejemplo, la ley prohibiendo a la publicidad sobre la contracepción. Ley que fecha del final de la Primera Guerra Mundial y encaminada en la época a repoblar el país. Pero desde este tiempo, Francia evolucionó. Evolucionemos de concierto…



The French TV program Envoyé Spécial devoted last Thursday a report on the abortion in France in 2007. And there, surprise! Surprise in front of the difficulty Frenchwomen have to abort today in their own country, so much that a lot of them choose nearby countries hen they wish to make practise an abortion. Astonishment by hearing the moralizers speeches made by the French medical profession, in particular doctors, whereas their role is to advise, support, practise but certainly not to judge. Stupor knowing that the number of abortion practised each year in France is not due, for the great majority, by woman negligence, but to the prescription by a doctor of w contraceptive method not corresponding to the patient. Reason to these failures, these speeches of another time? One is obvious : future doctors, during the eight minimum years of necessary studies to their formation, receive only one hour (yeah, one hour!) of formation about abortion and probably are not better formed as for the various contraception methods. Unimaginable, inconceivable, I have to say to have not believe yet the news. The second reason is purely personal but appears to me as much important : doctors cannot free themselves of their religious or moral ideals, which is not first reprehensible, but prevents them to exert medicine as they would do it. And finally, ultimate surprise : the presence of an anti-IVG lobby which politicizes and calls into question the right for each woman to legally choose for her body. In 1975 the Veil law legalized IVG in France. More than 30 years after, mentalities in regard to this intimates act have not really moved, the glance posed on women having chosen it remaining more or less identical to the one of the Seventies, as from part of the society than medical professions. Then we have to never forget that rights acquired with difficulty by those who preceded us are not definitive. We have to not omit to protect them with the same force than they were not acquired. To the government to have a real policy about abortion. By offering a real formation to each doctor or while following the example of the Netherlands which, for example, integrates in the school system, and this since to each age of the children, a real education about contraception. This is an evidence : the government cannot change the mentalities. But it can strongly make them evolve. For example by modifying the law prohibiting advises on contraceptive products. Law voted after the First World War to repopulate the country. But France evolved since this time. Let us evole with it…






6 commentaires:

petit ours a dit…

Je n'ai rien à ajouter.
:)

Clandestina a dit…

Petit Ours ---> un peu de bon sens aux mèdecins et politiques peut être!?!

alea a dit…

J'aime bien le concept de l'évolution de concert.
Sauf que pour le coup, une minorité agissante impose ici sa loi et empêche la loi républicaine d'évoluer avec la société, me semble-t-il.

Clandestina a dit…

Alea ---> exact, une minorité impose son point de vue. Et il semble qu'il s'agisse d'une minorité de poids, la majorité se reposant sur la victoire passée.

Looping a dit…

Il faudrais que les medecin ne puisse refuser une IVG, et que l'etat donne de vrai moyen.
Une copine a voulu subir une IVG, dans les temps, mais on lui a dis d'aller en belgique. Mais avec quelle argent ?
Resultat, elle a du tout faire pour faire une fausse couche...
C'est deplorable...

Clandestina a dit…

Looping ---> obliger les mèdecins... oui forcément c'est une solution. Mais qu'en est-il serait-il alors, et d'ailleurs qu'en est-il à l'heure actuel, de leur devoir de médecin? De leur serment?

 
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