27 mars 2007

SNCF et déportations… SNCF y deportaciones… SNCF and deportations…



France – C’est en raison de la décision de la cour administrative d’appel de Bordeaux que s’ouvre de nouveau le débat du rôle de la SNCF lors des déportations. 1.800 requêtes de familles ont été engagées à son encontre depuis 2006, date à laquelle le tribunal administratif de Toulouse condamnait la SNCF pour le transport de quatre membres de la famille Lipietz dans des wagons à bestiaux, entre Toulouse et Drancy les 10 et 11 mai 1944. Aujourd’hui donc, la cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé ce jugement, les magistrats estimant que la juridiction administrative n’est pas compétente en la matière, le litige mettant en cause une personnalité morale de droit privé (la SNCF) qui relève donc de la juridiction du droit privé. Cette décision ne fait, à mon sens, que reporter le débat. Il n’est pas nécessaire de rappeler que la déportation est un acte impensable mais doit-on le reprocher à la SNCF? Nationale lors des faits, la SNCF représentait ’état français. Le procès de Toulouse a mis en évidence le fait que bien qu’informée de la nature et la destination des convois, la SNCF n’a jamais émis d’objection pour l’exécution des transports. Il est donc logique de penser que l’état français avait également connaissance de la nature de ces convois et c’est ce qu’a conclu ledit tribunal de Toulouse qui les a condamné en 2006. Mais je persiste à penser que l’état seul est responsable. Parce que si l’on suit cette logique, il est aussi pensable d’accuser les postes et télécommunications d’avoir acheminer du courrier à l’ennemi, ou de lui avoir fourni les moyens téléphoniques etc… Oui, il était nécessaire à chacun et chacune de s’élever contre l’ennemi et agir de manière à empêcher tout ceci. Non, nous ne devons pas oublier et c’est désormais notre rôle de juger et condamner les véritables responsables de ces horreurs. Mais de là à tomber dans ces excès, je ne suis pas sûre du tout…


Francia – Es a causa de la decisión del tribunal administrativo de recurso de Burdeos que se abre de nuevo el debate del papel de la SNCF (compañía nacional de ferrocarriles franceses) en las deportaciones. 1.800 peticiones de familias fueron contratadas a su contra desde 2006, año en cual el tribunal administrativo de Toulouse condenaba a la SNCF para el transporte de cuatro miembros de la familia Lipietz en vagones destinados a ganados, entre Toulouse y Drancy el 10 y 11 de mayo de 1944. Hoy pues el tribunal administrativo de recurso de Burdeos ha cancelado este jucio, los magistrados considerando que la jurisdicción administrativa no es competente sobre este tema,el litigio cuestionando a una personalidad moral de derecho privado (la SNCF) que se incluye pues en la jurisdicción del derecho privado. Esta decisión no hace más, a mi juicio, que aplazar el debate. No es necesario recorder a que la deportación es un acto horrible pero ¿es necesario acusar a la SNCF? Nacional en el momento de los hechos, la SNCF representaba el estado francés. El pleito de Toulouse puso de relieve el hecho de que aunque informada de la naturaleza y el destino de los convoyes, la SNCF nunca ha emitido objeción para la ejecución de los transportes. Es pues lógico pensar que el Estado francés tenía también conocimiento de la aturaleza de estos convoyes y es lo que concluyó dicho tribunal de Toulouse que lios condenó en 2006. Pero persisto en pensar que solo el estado es responsable. Porque si se sigue esta lógica, es tan pensable acusar a los Correos y telecommunicaciones que tengan que transportar correo al enemigo, o de proporcionarle los medios telefónicos etc… Sí, era necesario para cada uno y cada una elevarse contra el enemigo y actuar para impeir todo esto. No, no debemos olvidar y es en adelante nuestro papel juzgar y condenar a los verdaderos responsables de estos horrores. Pero de allí a caer en estos excesos, no estoy segura por nada…



France – It’s because of the decision of the administrative court of appeals of Bordeaux that opens again the debate of the role of the SNCF (French railways board) during the deportations. 1.800 requests of families were committed against it since 2006, date on which the administrative court of Toulouse condemned the SNCF for the transport of four members of the Lipietz family in livestock wagons, between Toulouse and Drancy on May, 10 and 11 of 1944. Today thus the administrative court of appeals of Bordeaux cancelled this judgement, magistrates estimating that the administrative jurisdiction is not qualified on the matter, the litigation blaming a legal entity of private law (the SNCF) which thus concerns the jurisdiction of the private law. This decision does not make, in my opinion, nothing else than defer the debate. Is not necessary to recall how much deportation is an unthinkable act but is it necessary to reproach it to the SNCF? National at the time of the facts, SNCF represented French state. The lawsuit of Toulouse highlighted the fact that although informed of the nature and the destination of the convoys, SNCF never emitted objection for the execution of transport. It is thus logical to think that French state was also informed about the nature of these convoys and it is what the aforementioned court of Toulouse concluded because it condemned both of them in 2006. But I persist in thinking that the state alone is responsible. Because if this logic is followed, it is also thinkable to accuse the posts and telecommunications to have convey mail to the enemy, or to have provided him telephone means etc… Yes, it was necessary to each one to protest against the enemy and to act to prevent all this. No, we should not forget and it is from now our role to judge and condemn the real persons in charge for these horrors. But from there to fall into these excesses, I am not really sure…


Sources : Le Nouvel Observateur


4 commentaires:

Zub a dit…

Sans oublier les patrons qui collaborèrent et produisirent pour l'occupant. Il est intéressant de noter qu'a l'époque, De Gaulle refusa de fournir au ministre de l'industrie les documents allemands concernant les dit patron, sous le pretexte qu'on ne pouvait pas mettre en prison l'ensemble des patrons français. Seul Dassault refusa de collaborer et fut deporté à Buchenval.

La direction de la sncf fut placé sous les ordres des allemands. Mais sutout noublions pas les cheminots, qui au risque de leurs vies, résistèrent avec vigueur.
La sncf actuelle n'est absolument pas reponsable des faits et gestes du gouvernement de Vichy. Ou alors il faut condamner le ministre de l'interieur pour la rafle du vel'div organisée et réalisée par la seule police française, et la ratp qui avait fournit les bus.

quintescent a dit…

Peut-être, mais nous, on a le train le plus rapide du monde de la terre de l'univers

mae a dit…

Premièrement le gouvernement de l'époque incriminée a été condamné et deuxièmement la frontière entre réparation et vengeance est bien fragile....je trouve

Clandestina a dit…

Zub ---> il ne faut évidemment aps oublier tout ce que tu rappelles sur les patrons, et De Gaulle.

Et tout comme je le pense, si l'on commence avec la SNCF actuelle (qui n'est en rien responsable) il faudra étendre à beaucoup d'autres organismes...

Quinte ---> heureusement que ça n'était pas le cas à l'époque, il y aurait eu encore plus de victimes!

Mae ---> effectivement le gouvernmenet de l'époque a été condamné. Après, peut-être faut-il faire attention de ne pas franchir ladite frontière...

 
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