09 février 2007

Prisonnier politique?... ¿Preso político ?... Political prisoner?...


Je ne vous ferai pas l’offense de vous présenter José Bové, les nom et actions de cet altermondialiste ayant très largement dépassés l’hexagone. Vous n’êtes pas sans ignorer pas non plus qu’il a très récemment officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle française. Mais voilà que la cour de cassation gâche cette annonce en confirmant ce mercredi sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques en 2004. S’il reste à la justice à se prononcer sur les modalités de sa peine (bracelet électronique, prison la nuit, liberté conditionnelle), le célèbre moustachu n’en démord pas : il fera campagne! Se déclarant condamné pour ses idées et non ses actes, le candidat altermondialiste ne veut d’aucune négociation et pense déjà installer son QG de campagne face au centre pénitencier. Le cas José Bové soulève beaucoup de questions, tant éthiques que démocratiques. La première concerne le motif de sa condamnation : sur les seuls faits, ses idées, l’annonce de sa campagne électorale ? Lui-même n’a-t-il pas fait son annonce un temps qui aurait pu lui permettre d’éviter une condamnation ou plus précisément : a-t-il essayé d’influencer la justice ? Cette dernière peut-elle peser sur une campagne et une élection ? Enfin, même si cette condamnation ne lui retire en rien ses droits civiques, que penser d’un candidat qui purge une peine de prison lors de la campagne électorale. Bien sûr d’aucuns vont me parler de Chirac qui est justiciable, et ce depuis avant ses mandats. Mais la grande différence, est que l’un est condamné alors que l’autre est encore présumé innocent (et n’allez pas croire par là que j’en défends un au détriment de l’autre !). Alors oui je m’interroge, et cela sans tenir compte de la politique défendue par la personne concernée : un candidat à une quelconque élection, condamné sur des actes que la loi réprouve, doit-il prétendre aux votes des citoyens?...


No les haré la ofensa de presentarles a José Bové, el nombre y las acciones de este hombre que lucha en el movimiento antiglobalización superando muchissimo Francia. No están tampoco sin ignorar que muy recientemente anunció oficialmente su candidatura a la elección presidencial francesa. Pero este anuncio se entristece con la decisión del tribunal supremo que confirmó este miércoles su condena a cuatro meses de prisión firme para haber arrancado plantas de maíz transgénicas en 2004. Si queda a la justicia por pronunciarse sobre las modalidades de su pena (pulsera electrónica, prisión la noche, libertad condicional), el famoso hombre con bigote lo afirma : ¡hará campaña ! Declarándose condenado para sus ideas y no sus actos, el candidato del movimiento antiglobalización no quiere ninguna negociación y piensa ya en instalar su QG de campaña ante el penitenciaría. El caso José Bové plantea muchas cuestiones, tanto éticas como democráticas. La primera se refiere al motivo de su condena : ¿sobre los únicos hechos, sus ideas, el anuncio de su campaña electoral ? No hizo él mismo su anuncio en tiempo para poder permitirle evitar una condena o más concretamente : ¿intentó influir sobre la justicia ? ¿Puede este última tener un peso sobre una campaña y una elección ? Por último, aunque esta condena no le retira ningúno de sus derechos cívicos, que pensar de un candidato que purga una pena de prisión en la campaña electoral. Por supuesto unos van hablarme de Chirac que queda justicialbe, y esto antes de sus mandatos. Pero la gran diferencia es que se condena uno mientras el otro se supone aún inocente (¡y no van a créer que defiendo uno y no el otro !). Entonces síme pregunto, y eso sin tener en cuenta la política defendida por las personas interesadas : ¿ debe pretender, un candidato a cualquier elección, condenado sobre actos rechazados por la ley, a los votos de los ciudadanos?...


I will not make you offence presenting him to you, the name and actions of this alter-globalization activist having largely exceeded France. You are not without being unaware of its very recently announce which officialise its candidature for the French presidential elections. But here the supreme court wastes this announce by confirming this Wednesday its judgement in four months of firm prison to have torn off transgenic corn seedlings in 2004. If it remains to justice to come to a conclusion about methods of its sorrow (electronic bracelet, prison at night, parole), man with a moustache affirm it : he will make the campaign! Declaring himself condemned for its ideas and not its acts, the alter-globalization candidate don’t wants some negotiations and already think of installing its campaign HQ in front of the penitentiary center. José Bové case raises many questions, as well ethical as democratic. The first relates the reason of its judgement : about the facts, its ideas, the announce of its election campaign? Did he not himself make its announce in a time in which this could have enabled him to avoid a judgement, or more precisely : did he try to influence justice? Can this latter have an influence on a campaign and an election? Lastly, even if this judgement does not withdraw its civic rights, what think about a candidate who purges a prison sentence during an election campaign. Of course some people will speak to me about Chirac who would have to go before the justice, and this since before his mandates. But the difference is that one is condemned whereas the other is still supposed innocent (and don’t believe by there that I defend one and not the other!). So yes, I question myself, and this is for all the politicians of every party : does a candidate to an unspecified election, condemned on acts rejected by the law, have to claim the citizen votes?...



Sources : Le Petit Journal



4 commentaires:

ar valafenn a dit…

Débat très intéressant... Personnellement, le maintien de sa candidature me gêne, même si je partage pas mal de ses idées (et chapeau encore une fois pour les trads en espagnol et en anglais...)

Clandestina a dit…

Ar Valafenn ---> j'avoue être également gênée par le maintien de cette candidature...
(merci ;) )

quintescent a dit…

C'est aux électeurs de dire si c'est convenable où non, il me semble.
Pour une fois qu'ils peuvent se prononcer directement...

Clandestina a dit…

Quinte ---> pas faux, au moins on sera fixés. Il n'empêche qu'il y a quelque chose qui me gêne dans tout ça...

 
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